04/08/2009
Ma montagne intérieure, la suite...
02/08/2009
Vingt mille lieues sous la neige
Date de l'ascension : 1er août 2009.
Lieu : dalles inférieures sous l'Envers des Aiguilles de Chamonix ; massif du Mont-Blanc. Approche glaciaire par la Mer de Glace.
Difficulté : TD, 6b max ; 8 longueurs pour 300 mètres.
Particularités : voies équipée en broches dans les dalles et aux relais ; fissures à protéger avec des coinceurs.
Matériel spécifique : crampons et piolet/bâtons pour l'approche, corde de 2*50m, casque, dégaines à rallonge et sangles, un jeu de câblés et un jeu de cames jusqu'au numéro 3 camalot (quelques tailles éventuellement en double).
Course réalisée avec : Gino.
Bibliographie : L'envers des Aiguilles de Michel Piola
Topo de la voie : Vingt mille lieues sous la neige
Compte rendu détaillé : Sortie sur C2C
Commentaires : voie magnifique ! la fissure de L3 est plus que MAJEURE !!!
Cliquez sur les images pour agrandir
Les Grandes Jorasses.
Gino sur la Mer de Glace.
On aperçoit la tête de Gino et on peut voir Mathieu et Afifa dans le Pilier des Rodhodendrons.
Les Drus, l'Aiguille Verte et l'Aiguille du Moine.
La Dent du Géant.
Départ de L3 et la fissure en 6a.
Au départ de L3.
Descente en rappel.
Une journée magnifique !
06:56 Publié dans alpinisme, escalade rocheuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alpinisme, escalade, haute montagne, glacier
03/09/2007
Pilier de Borderan
En cet été 2007, les sorties en montagne sont assez rares du fait de la météo particulière. Le 15 août nous avons gravi une voie vers le col des Aravis, en Haute-Savoie ; à la paroi de Borderan, plus exactement le "pilier de la pointe 2071".
Je ne vais pas détailler ici complètement l'accès car ça serait recopier le topo ; aussi je suggère d'en faire l'aquisition : il vaut vraiment le coup !
Pour cette voie, on stationne au col des Aravis et on se dirige à vue vers la paroi (c'est raide !) ; approche de 45 minutes à 1 heure.
Le pilier de la pointe 2071 est assez carctéristique, donc facile à repérer ; il borde un couloir/cheminée par lequel on descend en rappel.
C'est une voie "traditionnelle" ; c'est à dire qu'elle est équipée de pitons avec un équipement à compléter. Il y a tout de même des goujons au relais et parfois dans les longueurs (ce qui est peut être dommage car il y a je pense suffisament de faiblesses dans le rocher pour placer ses protections.
Pour cette voie, outre le matériel que l'on emporte dans une voie sportive, on prendra des sangles pour réduire le tirage, un jeu de coinceurs câblés, un assortiment de coinceurs à cames de petites/moyennes taille, un marteau et quelques pitons au cas où il faille en changer ou en rajouter.
La voie est assez "courte", 5 longueurs pour 140 mètres.
L1 : départ entre le fil du pilier et une dalle lisse. On commence par un petit pilier pour ensuite chemeniner dans un genre de couloir afin d'arriver sur une dalle fracturée (très joli) afin de rjoindre la vire de R1. 4b
L2 : quelques mètres de rocher moyen pour rejoindre un enchainement de fissures/dièdres avec un petit pas en traversée (bon rocher) ; magnifique ! 5b.
L3 : départ sur un pilier couché puis dalle courte en rocher moyen, pour, ensuite rejoindre une vire herbeuse que l'on traverse pour trouver le relais sur le bord du pilier. 5a
L4 : dalle équipée en goujons, avec des écailles ; la voie originale passait sans doute à droite là où c'est fracturé mais avec un rocher apparament moyen. 5a
L5 : cheminée sur plusieurs mètres (rocher excellent) pour ensuite basculer sur la droite où le remonte du rocher assez moyen mais facile pour arriver sur le sommet herbeux du pilier. 3c (un petit ton au dessus pour la cheminée tout de même).
Pour descendre on part vers la droite en direction du couloir où on trouve un permier ancrage de rappel, puis un second qui dépose sur une vire caillouteuse ; sente qui part en longeant la paroi pour rejoindre le dernier rappel qui dépose au pied de la voie.

Depuis le col des Aravis, le pilier est au centre gauche de l'image.

Vue du pilier, la voie suit à peu près le fil, le couloir de descente est à droite.

Au pied de la voie, derniers préparatifs avant le départ.

Depuis le départ, vue sur le versant beaufortain du col des Aravis.

Dans L1. 4b

Dans L1. 4b

Alexandre à la fin de L1. 4b

Détail de R1.

Depuis R1, l'hélicoptère du PGHM.

Laurent dans L2. 5b

"Moi" à R2.

Dans L4. 5a

Dans L4. 5a

Alexandre à la sortie de la cheminée de L4. 3+ à l'ancienne.

Les derniers mètres de la voie.

Depuis le sommet, vue sur le Jallouvre, la Pointe Blanche et les Pointes du Midi.

Vue sur le Lachat (au centre).

Vue sur la Tête à Turpin et le Pertuis.

Départ du premier rappel.

Arrivée du second rappel sur la vire caillouteuse.

Depuis le pied, vue sur l'Etalaz ; de l'autre côté du col des Aravis.
Merci à Alexandre et Laurent pour les photos.
Ce fût ma première voie traditionnelle grimpée en tête, Alexandre découvrait ce type de voie et Laurent découvrait carrément l'escalade sur plusieurs longueurs.
Une belle journée d'un point de vue météo, ascension réalisée dans une excellente ambiance humaine.
10:35 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : escalade, photo, montagne, sport
14/09/2006
Les choucas... en photos
21:05 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photos, montagne
Les choucas
Parmelan, 1832m
Versant sud, « les choucas »
Massif des Bornes/Aravis
Carte IGN 3430 OT
Difficulté et longueur : TD, III, 6a max, 210m
Approche : rejoindre Villaz, Chez Gerbier, Le Parmelan, suivre la route jusqu’à son terminus (parking). Suivre l’itinéraire du chalet Chappuis, se diriger à vue et par un sentier vers l’éperon sud-ouest (pilier d’angle) du Parmelan. Arrivé au pilier d’angle, partir à droite par une sente, longer la falaise ; passer sous le câble qui sert aux approvisionnements pour le refuge. Passer « sous » la voie « Guillaud-Mary » (haute selle herbeuse et grande cheminée caractéristique). De là on est à environ 300m de l’attaque de la voie ; on passe sous une zone de toits pour, ensuite rejoindre une arête herbeuse prononcée : le départ de la voie se situe pile au sommet de cette arête ; on voit quelques mètres au dessus 2 pitons et une cordelette.
Description de la voie : orientée sud, elle reçoit le soleil en fin de matinée ; attendre quelques jours après la pluie pour que ça sèche. Globalement le rocher est de qualité bonne mais certains passages son délités ; des prises à tester. La voie louvoie dans les « faiblesses » de la falaise ; en conséquence cela génère de la recherche d’itinéraire. C’est une voie traditionnelle à la française ; équipée de quelques pitons, qu’il est nécessaire de compléter (coinceurs câblés, coinceurs à cames, pitons, sangles).
L1 : V+, monter en légère ascendance à droite, rejoindre une dalle, passer un bombement et tirer à droite pour rejoindre un dièdre que l’on remonte en direction d’une grotte où l’on fait le relais. R1.
L2 : IV+, descendre un peu sous les ronces (1 piton à côté des ronces à rallonger par une sangle pour le tirage) puis faire une traversée à droite sur une dizaine de mètres. Peu avant un pin monter droit au dessus (petit couloir herbeux, rocher moyen). R2 en haut des gradins.
L3 : V+, traverser jusque sous le surplomb puis monter en tirant à gauche sur une quinzaine de mètres, traverser à gauche pour rejoindre une petite terrasse ; monter encore quelques mètres pour faire le relais à la base d’un dièdre très délité. R3
L4 : V, traverser quelques mètres à gauche, franchir un petit surplomb, grimper ensuite une dalle et rejoindre des terrasses herbeuses à la base d’un dièdre incliné légèrement à droite. R4
L5 : 6a ou A0/A1, partir en direction du dièdre à droite (dièdre un peu herbeux) Gravir le dièdre formé de 3 ressauts, le premier ressaut se conclu par un réta délicat sur une touffe d’herbe. Les 2 ressauts suivants sont un peu plus raides et un plus refermés. Ne pas sortir au sommet du dièdre, juste avant celui-ci faire une courte traversée à droite sur le fil du pilier pour ensuite monter droit au dessus. R5.
L6 : IV, du relais on voit très bien un énorme bloc surplombant que l’on va contourner par la gauche avec les 2 dernières longueurs. Traverser franchement à gauche, rejoindre par des gradins des « dalles » à l’aplomb du gros bloc. R6.
L7 : IV+, gravir les dalles/gradins en tirant à gauche pour, ensuite monter à l’aplomb du bloc. On fait le relais sur une terrasse/cavité à gauche de la base du gros bloc. R7.
L8 : juste au dessus du relais se trouve un « toit » un peu délité ; monter en sa direction et le franchir, (V+, A0, 6a en libre), rétablissement délicat : on rentre un peu couché dans la cheminée après le toit, « ramonage » ; ensuite on gravit le petit dièdre au dessus qui mène par des gradins sous un surplomb que l’on franchit (V). Rejoindre le plateau sommital par un couloir herbeux ; relais final sur un rocher dans l’axe du couloir (lunule) ou sur un arbre qui se trouve à main droite en sortant. R8 et fin de la voie.
Le sommet du Parmelan est à 10-15 minutes vers le nord ; sentier de randonnée bien marqué.
Description de la descente : pendre l’itinéraire du grand montoir (facile mais exposé !), direction chalet Chappuis et rejoindre le parking.
Matériel : l’individuel comme d’hab, CASQUE, corde 2*50, un jeu de coinceurs à cames, un jeu de câblés, bon choix de sangles, marteau et pitons, 10-12 dégaines et des mousquetons libres.
Participants météo et commentaires : voie grimpée le 13-09-06 ; météo excellente pour l’escalade.
Cela faisait déjà un moment que je rêvais de cette voie, elle est enfin gravit ; il faudra que je revienne pour la grimper en tête.
Ce fût une découverte pour moi : la première voie de ce type ; ça fait bizarre de se trouver là dedans lorsque l'on est habitué aux goujons et aux "bons" relais. J'ai tout de même été séduit par ce genre de voie.
Voie gravit avec 2 excellents compagnons de cordée : René, qui est un des 3 grimpeurs ayant ouvert la voie en 1968 (il a d'ailleurs fait d'autres "premières" au Parmelan et ailleurs dans le massif) ; Didier, qui était là avec nous en "amateur".
10:35 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montagne
10/05/2006
L'aiguille de l'M en photos...
Voici un petit album photos de l'arête nord-est de l'aiguille de l'M. Sortie réalisée début septembre 2005 ; sortie initiatique pour moi car ce fût ma première escalade "traditionnelle" ou ce que l'on appelle "terrain d'aventure". Personnellement je préfère le terme d'escalade traditionnelle car je pense qu'il y a une part d'aventure dans toute escalade ; qu'elle soit équipée béton, sur pitons, cames et câblés ; ou encore sur borches à glaces (l'aléatoire par excellence !).
C'est donc à l'aiguille de l'M que j'ai fait mes premiers pas d'alpiniste (rocheux). Partis en téléphérique jusqu'au Plan de l'Aiguille (ce fût aussi ma première montée en télé), nous avaons caché nos affaires de bivouac et avons marché pendant environ 2 heures jusqu'au pied de "notre" voie. On suit des sentes, des cairns, on remonte des éboulis et des blocs. Pour l'approche il faut passer les glaciers de Blaitière et des Nantillons. Il faut traverser bas sur la moraine car plus haut même si c'est plus "direct" c'est dangereux à cause des chutes de pierres.
Ce fût une très belle course ; j'en garde un souvenir ému à cause de (ou grâce à) "l'enjeu".
Compte rendu de course en cliquant ce lien : http://mamontagneinterieure.hautetfort.com/archive/2005/0...

L'aiguille de l'M et les Petits Charmoz vus depuis le Plan de l'Aiguille. Entre les 2 on distingue une zone ombrée : c'est le couloir de la Bûche. Couloir que l'on emprunte à la descente des 2 sommets.

L'attaque de l'arête nord-est. On peut voir le dièdre que l'on remonte en 2 longueurs.

Le blog-maistre dans la première longueur du dièdre, en train de retirer un câblé. Ce dièdre est typiquement chamoniard parce que c'est un dièdre que l'on remonte grâce à un sytème de fissures et en jouant des oppositions de mains et de pieds.

Yavn, le maître de cérémonie au sommet de l'M ; avec une vue sur les aiguilles de Chamonix.

"Moi" au sommet de l'M, debout sur un bout de rocher "étroit" ; clin d'oeil à Gaston Rébuffat. On peut voir derrière, la tête dans les nuages, les Drus et la Verte.

Le gaz... La vue sur une partie de la vallée...miniature !

Les Drus et la Verte vues depuis le sommet des Petits Charmoz (le lendemain de l'M). Sur cette photo on voit les Drus version 2005, où le pilier Bonatti a complètement disparu. La partie "blanche" des Drus est le résultat de l'éboulement monstrueux qui s'est produit au mois de juin.
13:44 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/02/2006
Jeanne sous la lune
Massif des Bornes, Haute-Savoie
Carte IGN : 3430 ET La Clusaz/Grand-Bornand
Altitude de départ : 1390 mètres
Matériel : crampons, 2 piolets courts.
Approche : depuis Paccot (1390m), partir en direction de la montagne des Auges par le chemin de petite randonnée (PR sur la carte). Lorsque l’on sort du bois, arrivant face au captage d’eau (protégé par un enclos), bifurquer à droite en direction du col de l’Ovine. A l’aplomb du sommet de la Pointe de Puvat, repérer sur la gauche un large couloir. Environ 45 minutes d’approche.
Ascension : remonter ce « couloir ». Lorsqu’il devient plus étroit et se raidit, le remonter rive gauche. Repérer à son sommet un petit goulet. C’est le premier verrou : rocher sur la gauche et neige sur la droite ; environ 7-8 mètres à 65-70°. Le rocher est bien utile pour faire des coincements de lames et, ainsi progresser plus facilement ; avec sérénité. A la sortie du ressaut, remonter la raide pente de neige pour ensuite, au sommet de cette pente, « buter » contre le second ressaut. Plus court et plus couché que le premier (5 mètres) ; il est aussi plus facile. Passage en dalle herbeuse enneigée ; feuillets pour les prises de mains. Après ce ressaut, remonter la pente de neige qui se raidit, devient plus étroite et encaissée au fur et à mesure que l’on s’approche de la sortie. Le couloir sort juste au sommet, à côté de la croix (1909m). Environ 55 minutes d’ascension.
Descente : on utilise la voie normale de montée. Redescendre en direction du col de l’Ovine puis se diriger vers le captage pour retrouver le chemin de l’approche ; Environ 50 minutes de retour.
Difficulté : « I » « PD ». Pente de neige d’inclinaison oscillant entre 45° et 60° ; 2 courts passages mixtes, cotation rocher : 3. Ces 2 ressauts sont un peu « expo ». Longueur des difficultés : environ 200 mètres. Dénivelé positif global : 520 mètres depuis le parking.
Accès routier : depuis Annecy, direction Chamonix par la nationale puis plateau des Glières.
Météo et conditions : ciel limpide et clair, assez froid pour l’approche puis moins pour l’ascension (inversion de températures). Léger vent d’est au sommet. Bonnes conditions de neige (risque d’avalanches : 2) dans l’ensemble ; neige pas assez compacte par endroits d’où une progression « molle » parfois.
Participants et commentaires : en solo. L’ascension de cette montagne par une voie plus alpine me trottait dans l’esprit depuis déjà 2 hivers où j’ai longuement observé la modeste face afin de trouver un possible cheminement. Certes, l’objectif est très modeste, les difficultés techniques courtes mais, ce fût pour moi la première ascension de ce type. Première ascension avec un parfum d’aventure et de découverte de l’itinéraire au fur et à mesure du cheminement. L’arrivée au sommet fût magnifique, un bel instant de bonheur : caressé par le soleil matinal, bercé par un léger vent d’est ; face à une splendide vue sur les Aravis et le Massif. J’ai choisi de nommer cette voie « Jeanne sous la lune » en hommage à une petite fille née au début de l’année ; une façon originale de lui souhaiter la bienvenue. « Jeanne sous la lune » car ce fût le lendemain matin d’une nuit de plein lune. Cela apporte également une petite touche poétique dans la nomination de l’itinéraire. Cette ascension fût l’occasion d’effectuer mes premiers coincements de piolets dans le rocher avec le passage du premier « verrou ».
Avertissement : cet itinéraire, malgré sa difficulté modeste n’est pas une simple randonnée hivernale ; il s’apparente plus à de l’alpinisme. D’autre part, on prendra soin de consulter le bulletin météo et d’analyser visuellement sur le terrain.
http://motslivres.blogspot.com/2009/02/jeanne-sous-la-lun...
17:35 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montagne
05/09/2005
Aiguille de l'M
Aiguille de l’M : Arête N-NE
2844 mètres, massif du Mont-Blanc ; Aiguilles de Chamonix
Carte : IGN 3630 OT Chamonix/massif du Mont-Blanc
Altitude de départ : 2600 mètres environ
Longueur : environ 200 mètres d’escalade
Difficulté : D-, 5b max, fissure en 4sup chamoniard.
Equipement : quelques pitons
Description de l’approche : du Plan de l’Aiguille partir à vue en direction de l’M en suivant sentes et cairns. Passer la moraine puis le glacier de Blaitière là où il est recouvert de pierres, passer l’autre moraine qui donne sur le glacier des Nantillons ; de là repérer un col en bas des contreforts de l’M. Remonter le couloir et passer le col ; puis longer l’M pour arriver à la base de l’arête Nord Nord-Est. Ne pas traverser les glaciers trop haut à cause des chutes de pierres ; faire un petit détour par le bas, là où blocs et éboulis recouvrent la glace. Compter environ 2 heures d’approche depuis le Plan.
Description de la voie : l’attaque se situe au centre d’une dalle rayée d’une fissure inclinée à droite puis vers la gauche (4b). Relais sur becquet au pied d’une cheminée. Gravir cette cheminée (3/4b) puis des dalles et un petit mur (4c) pour arriver sur une vaste terrasse au pied du dièdre pas vertical, lisse et entaillé d’une ou 2 profondes fissures. On remonte ce dièdre IV+ en 2 longueurs avec une confortable terrasse au milieu. A la sortie du dièdre on part un peu à gauche et on fait un relais quelques mètres en dessous d’une écaille surplombante. Gravir cette écaille qui se trouve à droite de cannelures ; puis monter tout droit pour traverser à droite vers un gros bloc (5/5+). Du relais on peut voir des pitons sur la gauche, ne pas s’y engager ; se diriger vers une boite aux lettres que l’on franchit pour arriver en face nord. Après ce passage original remonter des blocs et des petits murs pour gagner l’arête qui mène au sommet aérien (3+). Environ 3 heures.
Description de la descente : au sommet se trouve un relais de rappel sur 2 goujons plus maillon. Rappel de 30-35 mètres qui dépose sur une vire, un peu de désescalade aisée mène à un second rappel d’une 20aine de mètres qui dépose au col de la Bûche. On descend le couloir versant ouest qui mène au glacier des Nantillons : délicat car cheminement sur des éboulis ; à la fin tirer à gauche pour gagner des mains courantes et des échelles qui déposent sur le glacier.
Du pied des échelles partir sur glacier là ou il est recouvert d’éboulis, ne pas le traverser trop à cause des chutes de pierres. On prend le même cheminement qu’à l’aller pour revenir au Plan. Environ 2 heures.
Matériel : casque, équipement individuel habituel, corde à double, coinceurs câblés, coinceurs à cames jusqu’à 9-10cm, grandes et petites sangles, quelques dégaines, mousquetons libres ; éventuellement marteau et quelques pitons au cas où.
Accès routier : se rendre à Chamonix puis se garer vers le téléphérique.
Date de la sortie : 3 septembre 2005
Météo lors de la sortie : soleil, petit vent ; agréable. Beaucoup de parapentes au dessus du Massif.
Conditions : rocher sec et bon, plus de neige : le couloir de descente est entièrement minéral.
Participants : Yvan et moi.
Commentaires : Cette course fût ma première en « terrain d’aventure » et d’alpinisme ; elle fût donc d’une ambiance particulière. Yvan fût le maître de cérémonie pour ce baptême.
Très enchanté avant, je n’en menais pas large au pied de la voie où j’ai pu vérifier que c’est au pied du mur que l’on voit mieux le mûr. Mais une fois quelques mètres d’escalade passés, la joie repris le dessus des émotions. Le passage de la boite à lettres fût bien sympa et original, il a fallu d’abord passer le sac puis se faufiler comme on peut dans « ce trou ». Belle ambiance aérienne le long de la course et surtout au sommet.
L’approche et le retour au Plan dans les blocs et éboulis glaciaires ne furent pas des plus reposants mais ça fait les jambes encore plus que la course à pied.
Ce jour j’ai vécu quelque chose de sublime, jour particulier à ranger parmi les plus beaux de ma vie ; jour particulier car c’est à l’M que je suis devenu « alpiniste »…
Photos : http://mamontagneinterieure.hautetfort.com/archive/2006/0...
18:15 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Montagne
Petits Charmoz
Petits Charmoz : Traversée
2867 mètres, massif du Mont-Blanc ; Aiguilles de Chamonix
Carte : IGN 3630 OT Chamonix/massif du Mont-Blanc
Altitude de départ : 2310 mètres environ
Longueur : environ 200 mètres « d’escalade pure »
Difficulté : AD, IV+ max
Equipement : quelques pitons (peu)
Description de l’approche : du Plan de l’Aiguille partir à vue en direction de l’M en suivant sentes et cairns. Passer la moraine puis le glacier de Blaitière là où il est recouvert de pierres, passer l’autre moraine qui donne sur le glacier des Nantillons. Traverser pas trop haut dans le glacier à cause des chutes de pierres puis, se diriger en ascendance au pied du couloir de l’Etala.
Description de la voie : remonter ce couloir fait d’éboulis jusqu’à un ressaut composé de cheminés et de fissures. Gravir une première dalle sur 3 mètres (IV, 1 piton). Rejoindre la fissure/cheminée et la gravir à cheval (III+, 1 piton, pénible) et se rétablir sur une terrasse.
Puis gravir une autre fissure (III+, 1 piton), une dalle inclinée (III) pour ensuite gravir une autre cheminée de 4 mètres (III+, 1 piton). Par des gradins et éboulis faciles remonter le couloir et rejoindre le col de l’Etala. Au col, aller à gauche (nord) vers une paroi triangulaire fissurée. Attaquer sur la gauche de l’arête, grimper en oblique à droite pour la rejoindre et revenir sur la gauche ; suivre une rampe qui mène au pied du livre ouvert. Gravir le livre ouvert (IV+, 2 pitons, pénible). Au dessus suivre l’arête, franchir un ressaut vertical (III+) puis poursuivre l’arête jusqu’à une brèche. Descendre de la brèche versant Nantillons, longer la paroi en franchissant divers ressauts pour arriver au pied d’un genre de dièdre. Le remonter pour à son sommet tirer à vers une dalle bordée d’une fissure sur la gauche. Franchir la dalle qui mène qu sommet (exigu) des petits Charmoz. Environ 4-5 heures.
Description de la descente : du sommet redescendre par la dalle jusqu’à l’arrivée du dièdre. De là, lorsque l’on est face au Plan de l’Aiguille, repérer sur à droite une vire étroite de quelques mètres. La passer puis descendre des gradins rocheux sur quelques mètres jusqu’à une terrasse où se trouve le départ d’un rappel de 40-45 mètres. De là redescendre parmi les blocs jusqu’au col de la Bûche (quelques cairns). On descend le couloir versant ouest qui mène au glacier des Nantillons : délicat car cheminement sur des éboulis ; à la fin tirer à gauche pour gagner des mains courantes et des échelles qui déposent sur le glacier.
Du pied des échelles partir sur glacier là ou il est recouvert d’éboulis, ne pas le traverser trop à cause des chutes de pierres. On prend le même cheminement qu’à l’aller pour revenir au Plan. Environ 2 heures.
Matériel : casque, équipement individuel habituel, corde à double, coinceurs, sangles, 2-3 dégaines, mousquetons.
Accès routier : se rendre à Chamonix puis se garer vers le téléphérique.
Date de la sortie : 4 septembre 2005
Météo lors de la sortie : soleil, petit vent ; agréable.
Conditions : rocher et plus de neige.
Participants : Yvan, Brigitte et moi.
Commentaires : la seconde course du we, pas la plus facile ni la plus intéressante. Le ramonage dans les cheminées et le passage du livre ouvert bien qu’effectués en second ne furent pas une partie de plaisir. Le début de l’ascension débute par une remontée de couloir bien monotone et pas intéressante.
Ce qui m’a choqué dans cette course, c’est le passage d’une extrême à l’autre ; c’est à dire de passer à des voies sur goujons et broches à une voie où il n’y a rien si ce n’est quelques pitons, assurage sur becquets et corde tendue ; donc une sacrée dose d’engagement et d’exposition qui s’est traduite par de l’angoisse sur une bonne partie de la course ajoutée à la fatigue de la course précédente.
Je me suis beaucoup plus régalé la veille à l’M.
Content d’arriver au sommet mais vidé mentalement et bien fatigué physiquement.
Le retour au Plan effectué en forçant le pas m’a permis d’évacuer toutes ces émotions ; je garde de cette course un souvenir ému…
17:30 Publié dans alpinisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Montagne


